42 mois sans tabac

42…😋😋😋

Et, je suis emplie de tout l’amour qui m’entoure…l’amitié, cette force qui peut transporter des montagnes, me sauve tous les jours et me transporte en résilience.

J’ai eu peur de ne pas survivre à tout ce vécu… Peur d’être condamnée à être une loque humaine. Alors que cette pensée me terrorisait, je me suis rendu compte de son irréalité : je respire. Je survis. Je vis.

La vie pulse plus que jamais dans mes veines…

Je suis sortie dans la rue et j’ai regardé les arbres très attentivement. La lumière d’automne est mordante. Les feuilles, flamboyantes.L’air vivifiant.

Hier et demain me tourmentaient. Pas le moment présent. L’ici maintenant me convient et je me l’offre avec une bonhomie infinie.

Je me trouve privilégiée. « Qu’est-ce qui me manque en ce moment? » La réponse honnête est toujours la même. Rien. Je me sens bien de vivre chaque moment…avec l’une…avec l’autre…j’ai des petites familles de coeur et vous ne pouvez imaginer le bien que vous me faites…

Ce sont nos pensées à propos de la réalité qui causent notre SOUFFRANCE. L’existence est innocente. Dépouillée de tous nos jugements, la vie n’est que candeur. Toujours.

Depuis que je sais, je me construits au jour le jour…. Ou plutôt, c’est ainsi que je me déconstruis, un peu plus chaque jour. Je désapprends à vouloir comprendre pour simplement M’ÉMERVEILLER. Je désapprends à JUGER pour embrasser ce qui est. Je désapprends à vouloir contrôler ma destinée pour me rendre disponible à elle. Je désapprends à me faire confiance pour être en confiance.

La vie est belle et hideuse, généreuse et intransigeante, sensible et cruelle, banale et grandiose. Elle est le noir et le blanc, et chaque couleur entre ces deux pôles. Elle est ce que j’y vois. Elle est sur quoi je m’attarde. Elle est la pensée que je crois.

Ma maladie est une de mes plus grandes épreuves et l’un de mes plus grands cadeaux. Je sais maintenant que la maladie n’est pas une finalité. Vous êtes plus près de moi que vous ne l’avez jamais été. Je sais aussi que rien n’est imperméable. Quand un creux de vague arrive, j’y entre de plein gré en sachant qu’il ne durera pas, et lorsque un moment de pur bonheur me vient, j’y goûte pleinement. J’embrasse ce qui passe parce que justement cela ne fait que passer.

Je réalise que l’important n’est pas ce que la vie me donne. C’est plutôt ce que moi je lui donne. Lorsque je lui offre ma présence, elle devient exactement cela UN PRÉSENT. Du fond de mon être monte alors une prière qui ne tient qu’à un mot : MERCI…à vous…de vous..

Grâce à vous…vos présences…votre sollicitude…un mot…un sourire…un réconfort, je ne lâche plus rien…

Même quand je ne suis pas bien, je fais quand même un pas de plus…pour toi et pour toi et, c’est souvent celui-là qui fait que tout se remet en marche…

J’ai laissé tomber les masques aussi…je suis comme je suis…un peu folle…une éponge à émotions…la résilience…l’envie et le besoin d’apprendre…la simplicité…la fidélité…mes coups de gueule…mes faiblesses…

Je ne me cache plus…je me laisse un peu plus approcher car je suis à la base sauvageonne…

Vous êtes tous des petits moteurs de vie pour moi…

Envie d’aller vers vous…la vie…les sourires et les rires…l’authenticité…le vrai de chez vrai…

Je n’ai plus de temps à perdre si ce n’est de vous recevoir au présent du moment et de l’instant…de me laisser approcher telle que je suis…malade mais bien vivante…avec des envies et des besoins…comme Monsieur et Madame tout le monde en fait…

J’ai juste pris la décision de dire…d’oser dire…et de vous aimer…

La vie est page blanche pour tous les possibles…

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